ACTUALITES

Recrutement complémentaire de candidatures de participant(e)s du Burkina Faso aux UEDH 2019
 
La prochaine session des UEDH consacrée aux droits digitaux se tiendra du 10 au 20 octobre 2019 à Ouagadougou et regroupera trente (30) participants dont 15 du Burkina Faso.
Grâce au soutien de nos partenaires, nous ouvrons la possibilité pour les jeunes vivant au Burkina Faso de faire encore acte de candidature pour un recrutement complémentaire d'ici le 27 septembre 2019.
Les conditions de participation sont les suivantes :
1. Etre âgé(e) de 18 à 35 ans ;
2. Etre ressortissant(e) d'un pays membre de la CEDEAO ;
3. Parler couramment le français (aucune traduction n'est prévue);
4. Etre intéressé(e) par les droits humains et l'action militante;
5. Etre engagé(e) au sein d'une organisation de la société civile, d'une institution ou administration publique traitant des questions de droits humains et démontrer un intérêt pour le thème de la session à savoir les droits digitaux.
Candidatures féminines fortement encouragées. Nous visons une parité (50% d'hommes et 50% de femmes) dans la sélection des participants.
 
Pour vous inscrire suivez ce lien:
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf_jX91vL5l3Y0S1vMyuf9clwXMlppJSmbhK1LQ44-UtcxpjA/viewform?usp=pp_url
 
Date limite de candidature : 27 septembre 2019 à 12h
Nombre de places disponibles: 15.
NB: Seules les personnes retenues seront contactées.

Le nouveau code pénal du Burkina a encore fait l’objet d’un débat, ce mardi 27 août 2019 à Ouagadougou. Cette fois-ci, sous forme d’un café citoyen. Juristes, hommes de médias, techniciens du département de l’Economie numérique, acteurs de la société, tous, ont pris part à ce rendez-vous sur les droits digitaux.

« Toute personne a le droit d’avoir des opinions sans ingérence aucune. Toute personne a le droit à la liberté d’expression sur internet ; ce droit implique le droit de rechercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, des informations et des idées au moyen de l’Internet et des technologies numériques ».

Ce sont en ces termes que le directeur exécutif du Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), Urbain Yaméogo, a rappelé le principe de la liberté d’expression, l’un des treize principes de la Déclaration africaine des droits et libertés de l’internet.

Plus loin, ce principe indique que « le droit à la liberté d’expression sur Internet ne peut être soumis à aucune restriction, sauf celles prévues par la loi, pour un objectif légitime, nécessaire et proportionné dans une société démocratique, conformément aux normes internationales en matière de droits humains ».

Avec le nouveau code pénal du Burkina Faso, l’usage des réseaux sociaux et le traitement de l’information sont verrouillés par certains articles. « Régulation de l’usage d’internet et des réseaux sociaux par le code pénal : faut-il craindre une remise en cause des droits et libertés de l’internet et des médias au Burkina Faso ? » C’est sous ce thème que les échanges ont porté.

Comment réguler sans porter atteinte aux droits et libertés de l’internet et des médias au Burkina Faso ? Par cette interrogation, Urbain Yaméogo a passé le flambeau à d’autres panélistes.

« Il faut laisser les journalistes faire normalement leur travail »

Selon Georges Nébié, technicien au ministère de l’Economie numérique, le fait de donner les positions et publier les images des victimes d’attaques terroristes pose problème. C’est pourquoi, il a bien accueilli la modification du code pénal, qui interdit cela.

Face aux critiques à l’encontre de ce nouveau code pénal, Georges Nébié affiche sa sérénité. « Aucune loi pénale ne nous ouvre toutes les libertés », a-t-il déclaré. Pour lui, tant qu’il y a des informations justes, les journalistes ne doivent pas avoir peur de les publier. « Au lieu de dire que cette loi est liberticide, il faut d’abord l’appliquer ; s’il y a des manquements, on va la revoir », a-t-il justifié.

Les arguments pour la défense de code n’ont pas manqué. « Les éléments des FDS ont raté des opérations parce que des internautes les ont devancés en publiant des informations », a déploré Georges Nébié. Comme solution, il faut durcir les choses.
Du côté de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), la lecture n’est pas pareille. « Il faut laisser les journalistes faire normalement leur travail », a déclaré Ousmane Paré, l’un des panélistes.

L’objectif de cette loi, selon Paré, c’est de contraindre les médias à se contenter de ce que le gouvernement va donner comme information. Or cela relève des services de communication, ajoute-t-il. En vérité, il y a un travail de communication au sein du gouvernement qui doit être fait au lieu de s’en prendre aux journalistes, juge l’AJB.
Au regard de la situation, une alternative se présente aux journalistes, estime l’AJB : faire un silence radio sur les attaques terroristes au Burkina ou violer cette loi.
« Pour protéger les citoyens, il faut prendre des décisions »

Contrairement à ce que les gens pensent, le nouveau code pénal n’est pas liberticide, juge Elisabeth Paré, représentante du ministère en charge de l’Economie numérique. « Pour protéger les citoyens, il faut prendre des décisions », a-t-elle estimé. En défendant ce nouveau code pénal, elle a indiqué que c’est vrai qu’il faut publier l’information, mais il faut aussi tenir compte de la psychologie collective ou des membres des familles des victimes.

En tant que spécialiste en gestion de crise et prévention de l’extrémisme violent, Mamoudou Sawadogo a invité les intervenants de se départir de toute passion. On n’a pas besoin de protéger les éléments des FDS à travers la modification de ce code ; il existe déjà des textes, notamment le code de la justice militaire, a-t-il lâché.

Dans son intervention, Mamoudou Sawadogo a rappelé que les médias parlent au nom de la société, donc il faut les laisser faire convenablement leur travail. Le mieux, à l’en croire, c’est de se poser les bonnes questions afin de trouver des solutions à la lutte contre le terrorisme. « Si on doit respecter la loi, il y aura des têtes qu’on doit décapiter dans ce pays ». Pour lui, lorsqu’on a un lourd bilan de décès du côté de l’armée, le supérieur hiérarchique doit répondre devant la justice militaire. « Ça n’a jamais été fait dans ce pays », a-t-il brandi.

Durant les échanges, les participants ont fait savoir que le gouvernement burkinabè n’est pas proactif et qu’il y a un réel manque de communication.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

https://lefaso.net/spip.php?article91622

Valsero est un musicien et militant politique camerounais. Il est l’une des plus de 130 personnes qui ont été arrêtées pour avoir manifesté pacifiquement contre le gouvernement. Actuellement, le système judiciaire donne les pleins pouvoirs au gouvernement pour réprimer la dissidence. Valsero pourrait même être condamné à mort. Nous devons agir maintenant.

Signez la pétition dès maintenant et dites aux autorités de libérer immédiatement Valsero et toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la répression actuelle contre les voix critiques à l’égard du gouvernement.

Pour agir en cliquant ici : https://join.amnesty.org/page/41188/petition/1?locale=fr-FR

ou

https://www.facebook.com/amnestyafrica/posts/10157802778876988

 

LE CIFDHA CONDAMNE LES ASSASSINATS DU CHEF DE YIRGOU ET DE SES PROCHES AINSI QUE LES REPRESAILLES ET LA VINDICTE POPULAIRE CONTRE LES PEULHS DE LA REGION DU CENTRE-NORD.

 

Le CIFDHA a appris avec indignation et stupéfaction le drame survenu le 1er Janvier 2019 et jours suivants dans la commune de Barsalogho, province du Sanmatenga, région du Centre-Nord et dont le bilan humain reste encore à établir.

Il nous est revenu par différentes sources que des individus armés non identifiés se déplaçant à moto auraient fait irruption chez le chef du village de Yirgou, assassinant froidement six (06) personnes dont le chef de village lui-même. Pris de colère et en représailles, des habitants de la localité et les membres du groupe d’autodéfense koglweogo s’en seraient pris à des membres de la communauté peulh, accusés d’avoir été de connivence avec les assaillants. Cette vindicte populaire et communautaire s’est malheureusement soldée par plusieurs morts, des blessés et des destructions d’habitations et de biens appartenant essentiellement à cette communauté.

Suivant toujours les informations reçues de personnes sur le terrain, les autorités administratives et sécuritaires alertées à 8h dès le début des incidents n’ont pas fait preuve de diligence ni de réactivité que commandait pourtant la situation. Une équipe de trois policiers mal équipée aurait été d’abord dépêchée sur place plusieurs heures après l’alerte, pour juste faire des constats sur les assassinats et les premières tueries. Plus tard un dispositif de sécurisation a été mis en place puis allégé et c’est lorsque la vindicte s’est amplifiée le lendemain qu’un dispositif plus conséquent a été déployé pour le maintien de l’ordre. Le bilan humain en notre possession dès le 02 janvier est bien loin de celui communiqué par le Gouvernement  et la mise à jour de 46 morts faite aujourd’hui.

Le CIFDHA par la présente condamne avec la dernière énergie aussi bien les assassinats lâches du chef de Yirgou et de ses proches que la chasse à l’homme qui s’en est suivie avec un bilan humain et matériel visiblement lourd. Il compatit à la douleur des familles éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le CIFDHA dénonce par ailleurs le manque de diligence et de réactivité, ainsi que la négligence coupable des autorités administratives et sécuritaires locales et centrales qui auraient dû circonscrire les incidents à temps et protéger les personnes ciblées par la vindicte populaire.

Le CIFDHA attire l’attention sur le glissement insidieux de la problématique terroriste vers une haine communautaire, les délits de faciès et un affrontement intercommunautaire à l’image de ce qui se passe au Mali où les affrontements entre chasseurs dogons, dozos et peulhs, sur fond d’accusation de terrorisme, sont très récurrents.

Le CIFDHA rappelle que nul ne doit subir de discrimination ni de violence encore moins perdre la vie du seul fait de son appartenance à une communauté ethnique. Les délits de faciès tout comme les amalgames communautaires, la vindicte populaire et toute forme de justice privée expéditive desservent la cause de la lutte contre le terrorisme. Les terroristes auraient eu raison de nous si cette crise sécuritaire venait à prendre des accents de confrontations intercommunautaires. Les terroristes auraient alors atteint leur objectif puisque ce qu'ils recherchent, au-delà des attaques, c’est détruire notre vivre-ensemble, la cohésion sociale, développer la haine entre les communautés et entre les religions.

Nous appelons l’Etat à redoubler d’effort dans la lutte contre le terrorisme dans le respect des exigences en matière de droits humains, le droit à la sécurité et à la sûreté de toute personne figurant en bonne place parmi les droits consacrés dans notre Constitution et dans les instruments internationaux, régionaux ratifiés par le Burkina Faso.

Le CIFDHA demande à ce que des mesures adéquates soient prises pour la protection des personnes susceptibles d’être victimes de la vindicte populaire. Au regard du lourd bilan, de la faible réactivité des autorités compétentes ainsi que des accusations de non-assistance à personnes en danger qui nous sont rapportées, le CIFDHA souhaite que des enquêtes indépendantes soient menées afin de situer les responsabilités des défaillances de la chaîne de sécurité dans la prise de mesures diligentes de protection des victimes. Par ailleurs, des enquêtes et des poursuites judiciaires devraient être engagées sans délais contre toutes les personnes qui ont participé à la commission des crimes. Le rôle joué par les membres des groupes d’autodéfense koglweogo dans ce drame doit en particulier être considéré avec la plus grande attention afin d’éviter que cela ne se reproduise, étant donné qu’ils se sont déjà illustrés dans de précédents incidents sur le territoire national.

Nous invitons les populations, notamment celles touchées par le drame à la retenue, à une étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité et les acteurs de la justice dans la résolution de toutes les situations conflictuelles et à s’abstenir des amalgames qui conduisent à attaquer des communautés au prétexte qu’un de ses membres se serait rendu coupable de faits terroristes répréhensibles. Le terrorisme n’a ni religion, ni ethnie ; le démantèlement de la cellule terroriste à Rayongo nous a donné de voir que des personnes issues de toutes les communautés ethniques peuvent se retrouver dans des groupes terroristes. Nous invitons enfin à la vigilance et à la prudence les populations qui par humanisme et hospitalité traditionnels sont portés à héberger des gens dont ils ignoreraient l’identité ou les desseins funestes.

Nous nous emploierons aux côtés de tous les acteurs à renforcer la sensibilisation des populations sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble, sur l’illégalité de la justice privée et la vindicte populaire.

Fait à Ouagadougou le 04 Janvier 2019

 

Maître Stéphane M. I. OUEDRAOGO

Avocat à la Cour, Président du CIFDHA

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Tel : 25 50 64 65 / 25 36 75 25

Nous avons vécu avec consternation l’attaque terroriste survenue le vendredi 02 mars 2018, dirigée contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France au Burkina Faso, les incidents armés qui ont suivi cette attaque ainsi que la psychose qui en résulte.

Nous tenons par la présente à condamner ces actes de barbarie innommable et à manifester notre solidarité à la nation toute entière et en particulier, à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité (FDS), des victimes (morts et blessés) et de leurs familles. Nous témoignons à l’égard de l’Ambassade de France au Burkina Faso notre sympathie et notre solidarité active. Nous félicitons les forces de défense et de sécurité pour leur bravoure, leur réactivité et l’efficacité de leur intervention qui ont permis de mettre hors d’état de nuire les assaillants et de limiter les dégâts. Nous remercions les amis du peuple burkinabè qui de l’extérieur comme de l’intérieur lui ont témoigné de leur soutien.

Analysant froidement la situation, nous avons abouti à la conclusion que notre pays a été attaqué pour ce qu’il est, pour ce qu’il veut ou projette pour son peuple.

Nous avons été attaqués pour nos valeurs faites d’ouverture, de tolérance, d’humanisme, de solidarité et d’intégrité, et ces attaques visent à ébranler ces valeurs qui constituent le ferment de notre vivre-ensemble.

Nous avons été attaqués pour notre histoire, faite de luttes héroïques remportées avec brio contre toutes les adversités au prix souvent du sang et de la vie de nos compatriotes. Et force est de constater que les ennemis de notre peuple ne veulent point accepter la détermination du peuple à s’assumer dans sa plénitude.

Nous avons été attaqués pour l’identité de notre pays et de notre peuple : un Etat laïque, engagé dans le respect des droits humains, des principes démocratiques et de l’Etat de droit, un peuple conscient de ses responsabilités et de ses devoirs devant l'histoire et devant l'humanité.

 

Nous avons été attaqués pour ce que nous projetons de construire pour notre pays : notre projet de souveraineté collective, notre projet de vivre-ensemble, de cohésion sociale et de développement durable. Cette attaque vise une fois de plus à saper les fondamentaux de notre pays, à semer le doute et la division.

Et pour tout cela, la résignation n’est pas une option. Bien au contraire la résilience et la résistance deviennent une nécessité impérieuse pour notre peuple.

Résilience parce que malheureusement, nous devons apprendre à vivre avec l’éventualité de l’occurrence de ces attaques et nous avons par conséquent l’obligation d’adapter nos modes de vie et nos attitudes en conséquence. Ceux qui nous ont désignés comme cibles ne nous lâcherons pas tant que nous n’abdiquerons pas. Et nous n’abdiquerons pas !

Résistance parce qu’il s’agit de travailler à préserver nos valeurs, notre histoire et notre projet collectif et d’infliger en retour aux ennemis de notre peuple la défaite définitive qu’ils méritent.

Tirant leçon de tout ce qui précède, nous invitons l’ensemble du peuple burkinabè :

-          A l’union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité, garant de notre sécurité individuelle et collective et à un sursaut patriotique ;

-          Au respect strict des consignes de sécurité, à la prudence et à la vigilance ;

-          A renforcer la confiance et la collaboration avec les FDS en portant à leur connaissance toute situation équivoque ;

-          A ne pas céder à la psychose et à la panique.

Nous interpellons particulièrement les jeunes :

-          A se départir de toute idéologie politique, philosophique ou religieuse extrémiste, et de toute aventure mortifère ;

-          A s’abstenir de diffuser à travers les réseaux sociaux ou par tout média toute information susceptible de nuire à la sécurité de nos FDS ;

-          A la dignité dans la résistance.

Par ailleurs, nous rappelons au Gouvernement son obligation d’assurer à toutes et tous la sécurité et la sûreté, et de garantir l’intégrité et l’inviolabilité du territoire. Nous l’invitons par conséquent à tirer les enseignements qu’il faut de ces situations et à envisager avec courage et détermination les réformes indispensables pour y faire face, au regard surtout des suspicions légitimes de complicité interne qui découlent de ces actes.

Nous manifestons à cet égard notre disponibilité, en tant qu’organisations de la société, à apporter notre contribution autant que nécessaire au renforcement de la résilience de la population et dans la lutte contre l’extrémisme violent dans notre pays.

 

Fait à Ouagadougou le 05 mars 2018

Ont signé :

  1. Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)
  2. Centre pour la gouvernance démocratique (CGD)
  3. Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina
  4. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)
  5. Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest au Burkina Faso (FOSCAO-BF)
  6. Association Maïa Bobo Dioulasso
  7. Association Alert Migration Afrique
  8. Association pour l’éducation et l’environnement (A2E)
  9. Centre d'Eveil Démocratique et d'Education citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)
  10. Association NEKRE pour l'Epanouissement de la Culture de la zone Zaoga (ANECZ)
  11. Association United Burkina
  12. Mouvement Burkinabé pour l'Emergence de la Justice Sociale (MBEJUS)
  13. Association des femmes juristes du Burkina (AFJ/BF)
  14. Coalition Burkinabè pour le suivi de la mise en œuvre de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des femmes (CEDEF)
  15. Coalition au Burkina Faso pour les droits de l'enfant (COBUFADE)
  16. Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques (ANERSER)

Le CIFDHA organise ce jeudi 15 février 2018 de 15h à 17h dans l'enceinte de l'immeuble des Nations unies sise à Koulouba, une conférence publique sur l'engagement et le leadership des femmes, animée par Mme Metsi MAKHETHA, Représentante résidente du PNUD et coordinatrice du système des Nations unies au Burkina Faso. 

Cette conférence a comme public cible les élèves des lycées et collèges de la ville de Ouagadougou. Plus de 200 élèves, majoritairement des filles, issues d'une dizaine d'établissements de la ville de Ouagadougou assisteront à cette conférence et auront l'occasion d'interagir avec Mme MAKHETHA.

Cette conférence vise à sensibiliser les jeunes filles des lycées et collèges sur l'engagement et le leadership des femmes et d’œuvrer à la prise de conscience de leur potentiel. Les objectifs spécifiques de cette activité sont les suivants :

  • Témoigner de l’engagement et du leadership des femmes auprès des jeunes filles à travers la description du parcours et de la trajectoire scolaire, académique et professionnel d’une femme modèle qui assurera l’animation de la conférence ;
  • Déconstruire les normes sociales, idées reçues et stéréotypes de genre tendant à inférioriser les femmes et à nuire à la pleine réalisation du potentiel des filles ;
  • Conseiller les filles dans la gestion de leurs rapports aux autres, aux hommes et à la société ainsi que le moyen de surpasser les normes sociales préjudiciables et pratiques traditionnelles néfastes à l’égard des femmes ;
  • Inciter les filles à se frayer leur chemin dans la construction de leur trajectoire propre et à se consacrer à leurs études en tant que voie royale de réalisation de soi et d’expression de leur plein potentiel.

Cette conférence s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du projet "Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles par la valorisation de modèles féminins et la vulgarisation des recommandations du Comité pour l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes (CEDEF)" soutenu par le Fonds canadien d'initiatives locales.

L'Ambassadeur du Canada au Burkina Faso nous fait honneur de sa présence à cette conférence.

 

 

Le Royal Beach Hôtel de Ouagadougou (Burkina-Faso) a servi de cadre, du 10 au 12 Janvier 2018 a servi de cadre, à l’atelier de formation et de plaidoyer sur le rôle des parlementaires dans la mise en œuvre des recommandations du Comité des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). Initiative du CIFDHA, cette rencontre a mobilisé un parterre de députés.

 

Faire connaître aux députés le processus conduisant à la revue du Burkina Faso par le Comité CEDEF ainsi que les observations finales faites à l’égard du pays ; renforcer les capacités de trente (30) parlementaires sur les thématiques, problématiques et sujets de préoccupations soulevées par le Comité CEDEF, impliquer le Parlement dans la mise en oeuvre et le suivi des recommandations du Comité CEDEF, inciter les parlementaires à engager des initiatives d’harmonisation de la législation burkinabè à partir des recommandations du Comité CEDEF et de toutes autres recommandations des organes de traités ayant trait aux droits de la femme et de la fille et enfin susciter des actions de contrôle de l’action gouvernementale et des politiques publiques fondées sur des problématiques de droit de la femme et de la fille, en particulier les problématiques d’égalité des sexes et de violences basées sur le genre. Tels sont les objectifs poursuivis par le Centre d’information et de formation en Droits Humains en Afrique (CIFDHA). A en croire son président, cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles par la valorisation de modèles féminins et la vulgarisation des recommandations du Comité pour l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes (CEDEF) » financé par la Coopération canadienne à travers le Fonds Canadien Initiatives Locales (FCIL). Conçu et mis en œuvre par le CIFDHA, ce projet vise essentiellement à réduire les inégalités de genre et à renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles par la valorisation des femmes modèles de succès d’une part et par le renforcement des capacités des parlementaires pour leur implication dans la mise en œuvre et le suivi des recommandations du Comité CEDEF des Nations unies. Pour la Se félicitant de l’initiative, la Responsable du Caucus Genre à l’Assemblée nationale du Burkina-Faso remercie le CIFDHA et ses partenaires qui contribuent ainsi à «une large diffusion des recommandations et par une appropriation pleine et entière de celles-ci par les parlementaires, afin qu’ils puissent en retour en faire usage dans le cadre du travail de législation et de contrôle de l’action gouvernementale conformément à la mission et aux prérogatives reconnues au Parlement ». Elle salue la contribution du Canada en notant que « cet appui au projet du CIFDHA en général et au renforcement des capacités des parlementaires en particulier vient une fois de plus confirmer la politique progressiste du Canada et son leadership en vue de favoriser l’égalité des genres ». Pour l’Ambassadeur du Canada au Burkina-Faso, « L’ambassade du Canada a choisi de mettre à contribution le FCIL pour la réalisation de cette initiative afin de souligner l’attachement du Canada à l’égalité entre les sexes et l’autonomisation de la femme et de s’aligner à la politique d’aide internationale féministe du Canada. Cette politique vise à promouvoir l’égalité des genres et à contribuer au renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Pour le Canada, cette approche est la plus efficace pour réduire la pauvreté et bâtir un monde plus inclusif, plus pacifique et plus prospère. »

 

Source : http://droitshumains.info/promotion-du-genre-au-burkina-faso-le-cifdha-milite-pour-limplication-des-parlementaires-a-la-promotion-de-legalite-des-sexes/

 

 

 

 

 

 

En vue de sensibiliser et d’outiller les jeunes défenseurs des droits humains d’Afrique de l’ouest à travers le renforcement de leurs capacités, le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) co-organise, avec le Codap, les universités d’été des droits humains chaque année depuis 2010. Cette année, cette session de formation réunit à Ouagadougou du 28 août au 4 septembre prochain, une trentaine de jeunes défenseurs des droits humains pour une formation autour du thème : «Lutte contre la traite des personnes, les formes contemporaines d’esclavage et de servitude en Afrique». La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce lundi 28 août en présence du ministre en charge des Droits humains, René Bagoro.

 Le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) salue le sacrifice « inlassablement consenti » par les journalistes burkinabè dans l’exercice de leur profession. En cette date consacrée à la liberté de la presse dans le monde, le centre appelle à l’opérationnalisation de l’Autorité nationale d’accès à l’information publique (ANAIP) et à un dialogue civilo-militaire pour renforcer la liberté de la presse.