Le Jeudi 31 mai 2018 restera à jamais un jour mémorable pour les défenseurs de droits humains du Burkina Faso. En effet, c’est ce jour que l’Assemblée nationale du Burkina Faso a adopté, par 83 voix pour et 42 contre le nouveau code pénal qui consacre l’abolition de la peine de mort pour les crimes de droit commun. Cette étape historique constitue l’aboutissement d’un long et intense travail de plaidoyer porté par la société civile à travers la Coalition nationale contre la peine de mort au Burkina Faso dont le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) est partie prenante.

Cette coalition, mise en place par Amnesty International Burkina Faso, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples, et bien d’autres organisations en pointe dans le combat abolitionniste, a entamé depuis de nombreuses années des actions de sensibilisation du public, des formations ainsi que le plaidoyer auprès des autorités politiques. Bénéficiaire de l’appui du fonds francophone pour les droits humains en 2016, le CIFDHA a engagé avec les autres membres de la Coalition une campagne intitulée « Action citoyenne pour l’abolition définitive et irréversible de la peine de mort au Burkina Faso ». Le CIFDHA a aussi travaillé en étroite collaboration avec les parlementaires, notamment la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) de l’Assemblée nationale et le Réseau des parlementaires burkinabè pour les droits humains (RPBDH), pour faire avancer la cause abolitionniste au sein de la représentation nationale. Il a contribué à l’organisation en décembre 2016 d’un séminaire parlementaire régional sur l’abolition de la peine de mort en Afrique Francophone aux côtés d’ECPM, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la FIACAT. C’est donc une légitime satisfaction pour nous de voir l’aboutissement de ce combat.

Le CIFDHA tient à féliciter le Gouvernement du Burkina Faso ainsi que les parlementaires qui ont fait preuve de courage politique sans jamais vaciller ni succomber aux sirènes du populisme ambiant qui entourait le débat. Le CIFDHA regrette toutefois que certains enjeux politiques et judiciaires du moment, conjugués aux postures politiciennes des uns n’aient pas permis l’adoption unanime de ce code pénal qui, au-delà de l’abolition de la peine de mort, contient des progrès notoires en termes de protection des droits humains et de répression des violations. Le CIFDHA exprime sa reconnaissance aux autres acteurs de la société civile et aux institutions pour l’excellence de la collaboration qui a permis d’aboutir à ce résultat. Le CIFDHA tient enfin à remercier tous les partenaires qui l’ont accompagné dans ce combat en particulier :

Le Burkina Faso doit désormais parachever ce processus abolitionniste par la révision du Code de justice militaire qui contient toujours des dispositions prévoyant la peine de mort ainsi que l’adoption de la nouvelle Constitution qui prévoit cette abolition. Nous invitons enfin notre pays à engager la procédure de ratification du deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant l’abolition de la peine de mort.

 Ouagadougou, le 1er Juin 2018

 

 YAMEOGO Urbain Kiswend-Sida

Président du CIFDHA

Tel: (+226) 70 27 87 28 -/- 66 68 92 93

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Photo de famille avec Mme Mahoua BAMBA PARUMSLe Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA)  a organisé une conférence le 12 février 2018, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Burkina Faso (HCR), une conférence sur le leadership au féminin à l’intention des jeunes filles réfugiées du camp de Goudebou à environ 10 km de Dori. Avec pour thème « Le leadership au féminin », cette conférence relève du projet d’autonomisation des femmes et des filles, financé par le Fonds Canadien d’Initiatives Locales.

Pour la plupart, des filles, ce sont des élèves  qui ont participé activement à cette activité appuyée techniquement par le HCR et la Commission Nationale pour les Réfugiés (CONAREF).

Le président du CIFDHA, a, au cours de son allocution, témoigné toute sa reconnaissance au HCR pour sa pleine implication à la présente conférence combien importante pour le CIFDHA, dans son caractère décentralisé, pour toucher des réalités autres que celles des villes comme Ouagadougou. Le statut d’élève réfugié n’est pas une fatalité, a-t-il laissé entendre. Il a invité les participants à être attentifs et à poser toutes les questions qu’ils jugeront nécessaires afin de mieux surmonter leurs difficultés et se battre pour occuper une place de choix dans la société.

D’entrée de jeu, avant de se prêter aux discussions à bâton rompu avec l’enseignante du jour, Mme Maouha BAMABA PARUMS, Représentante Résidente adjointe du HCR au Burkina Faso, les élèves ont joué un sketch pour dénoncer le faible taux de scolarisation des filles et le mariage forcé, comme des réalités de leur communauté et qui selon eux, sont des freins à l’épanouissement et à l’autonomisation des jeunes filles. 

Après ce sketch fort apprécié, la conférencière a remercié les élèves et a exprimé sa fierté et sa satisfaction pour la tenue d’une telle activité dans le camp des réfugiés. Pour elle, c’est une occasion pour mieux appréhender les difficultés, le vécu des jeunes élèves dans le camp, car cette rencontre se tient dans un cadre non formel, où les échanges sont plus ouverts.

Cette rencontre, pour elle est une tribune, un cadre idéal pour les élèves de poser des questions pertinentes afin de s’améliorer.

Avec une enfance mouvementé dû à la perte de son père, intervenu très tôt, son parcours scolaire, académique et professionnel, ont été des grands points soulevés par Mme PARUMS pour montrer  à quel point il est important de se fixer des objectifs et de travailler à les atteindre, de redoubler d’effort pour s’en sortir, de s’organiser pour relever les défis en alliant la vie professionnelle et la vie familiale.

La distance entre le lieu de résidence et l’école, l’obligation pour certains de se trouver des tuteurs, le manque de moyens financiers, sont entre autres des difficultés soulevés par les élèves au cours de la conférence.

L’enseignante du jour a surtout mis l’accent sur les bienfaits de l’éducation dans leur situation particulière qui leur permettrait de connaître les droits des réfugiés par exemple. Elle a exhorté les élèves à avoir un idéal dans la vie et de la volonté. Selon elle, avec un idéal et la volonté de réussir, une fille peut aller aussi loin qu’un garçon. Celle-ci a aussi interpellé les parents à jouer leur rôle d’éducateur car généralement ils sont les premiers modèles auxquels les enfants veulent ressembler. Par conséquent ils doivent donner le bon exemple et réunir les conditions autant que possible pour l’épanouissement de leurs enfants.

Et ces avec un sourire d’espoir que les élèves ont dit au revoir à Mme PARUMS et à toute l’équipe sur place à Dori.

Après cette conférence, rendez-vous est pris pour Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Tenkodogo.

Déclaration suite à l’attaque terroriste du vendredi 02 mars 2018 contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France au Burkina Faso

Nous avons vécu avec consternation l’attaque terroriste survenue le vendredi 02 mars 2018, dirigée contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France au Burkina Faso, les incidents armés qui ont suivi cette attaque ainsi que la psychose qui en résulte.

Nous tenons par la présente à condamner ces actes de barbarie innommable et à manifester notre solidarité à la nation toute entière et en particulier, à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité (FDS), des victimes (morts et blessés) et de leurs familles. Nous témoignons à l’égard de l’Ambassade de France au Burkina Faso notre sympathie et notre solidarité active. Nous félicitons les forces de défense et de sécurité pour leur bravoure, leur réactivité et l’efficacité de leur intervention qui ont permis de mettre hors d’état de nuire les assaillants et de limiter les dégâts. Nous remercions les amis du peuple burkinabè qui de l’extérieur comme de l’intérieur lui ont témoigné de leur soutien.

Analysant froidement la situation, nous avons abouti à la conclusion que notre pays a été attaqué pour ce qu’il est, pour ce qu’il veut ou projette pour son peuple.

Nous avons été attaqués pour nos valeurs faites d’ouverture, de tolérance, d’humanisme, de solidarité et d’intégrité, et ces attaques visent à ébranler ces valeurs qui constituent le ferment de notre vivre-ensemble.

Nous avons été attaqués pour notre histoire, faite de luttes héroïques remportées avec brio contre toutes les adversités au prix souvent du sang et de la vie de nos compatriotes. Et force est de constater que les ennemis de notre peuple ne veulent point accepter la détermination du peuple à s’assumer dans sa plénitude.

Nous avons été attaqués pour l’identité de notre pays et de notre peuple : un Etat laïque, engagé dans le respect des droits humains, des principes démocratiques et de l’Etat de droit, un peuple conscient de ses responsabilités et de ses devoirs devant l'histoire et devant l'humanité.

 

Nous avons été attaqués pour ce que nous projetons de construire pour notre pays : notre projet de souveraineté collective, notre projet de vivre-ensemble, de cohésion sociale et de développement durable. Cette attaque vise une fois de plus à saper les fondamentaux de notre pays, à semer le doute et la division.

Et pour tout cela, la résignation n’est pas une option. Bien au contraire la résilience et la résistance deviennent une nécessité impérieuse pour notre peuple.

Résilience parce que malheureusement, nous devons apprendre à vivre avec l’éventualité de l’occurrence de ces attaques et nous avons par conséquent l’obligation d’adapter nos modes de vie et nos attitudes en conséquence. Ceux qui nous ont désignés comme cibles ne nous lâcherons pas tant que nous n’abdiquerons pas. Et nous n’abdiquerons pas !

Résistance parce qu’il s’agit de travailler à préserver nos valeurs, notre histoire et notre projet collectif et d’infliger en retour aux ennemis de notre peuple la défaite définitive qu’ils méritent.

Tirant leçon de tout ce qui précède, nous invitons l’ensemble du peuple burkinabè :

-          A l’union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité, garant de notre sécurité individuelle et collective et à un sursaut patriotique ;

-          Au respect strict des consignes de sécurité, à la prudence et à la vigilance ;

-          A renforcer la confiance et la collaboration avec les FDS en portant à leur connaissance toute situation équivoque ;

-          A ne pas céder à la psychose et à la panique.

Nous interpellons particulièrement les jeunes :

-          A se départir de toute idéologie politique, philosophique ou religieuse extrémiste, et de toute aventure mortifère ;

-          A s’abstenir de diffuser à travers les réseaux sociaux ou par tout média toute information susceptible de nuire à la sécurité de nos FDS ;

-          A la dignité dans la résistance.

Par ailleurs, nous rappelons au Gouvernement son obligation d’assurer à toutes et tous la sécurité et la sûreté, et de garantir l’intégrité et l’inviolabilité du territoire. Nous l’invitons par conséquent à tirer les enseignements qu’il faut de ces situations et à envisager avec courage et détermination les réformes indispensables pour y faire face, au regard surtout des suspicions légitimes de complicité interne qui découlent de ces actes.

Nous manifestons à cet égard notre disponibilité, en tant qu’organisations de la société, à apporter notre contribution autant que nécessaire au renforcement de la résilience de la population et dans la lutte contre l’extrémisme violent dans notre pays.

Fait à Ouagadougou le 05 mars 2018

Ont signé :

  1. Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)
  2. Centre pour la gouvernance démocratique (CGD)
  3. Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina
  4. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)
  5. Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest au Burkina Faso (FOSCAO-BF)
  6. Association Maïa Bobo Dioulasso
  7. Association Alert Migration Afrique
  8. Association pour l’éducation et l’environnement (A2E)
  9. Centre d'Eveil Démocratique et d'Education citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)
  10. 10.  Association NEKRE pour l'Epanouissement de la Culture de la zone Zaoga (ANECZ)
  11. 11.  Association United Burkina

12. Mouvement Burkinabé pour l'Emergence de la Justice Sociale (MBEJUS)

13. Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF)

14. Coalition Burkinabè pour le suivi de la mise en œuvre de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des femmes (CEDEF)

15. Coalition au Burkina Faso pour les droits de l'enfant (COBUFADE)

  1. 16.  Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques (ANERSER)

17. Association burkinabè de droit humanitaire (ABDH)

Nous avons vécu avec consternation l’attaque terroriste survenue le vendredi 02 mars 2018, dirigée contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France au Burkina Faso, les incidents armés qui ont suivi cette attaque ainsi que la psychose qui en résulte.

Nous tenons par la présente à condamner ces actes de barbarie innommable et à manifester notre solidarité à la nation toute entière et en particulier, à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité (FDS), des victimes (morts et blessés) et de leurs familles. Nous témoignons à l’égard de l’Ambassade de France au Burkina Faso notre sympathie et notre solidarité active. Nous félicitons les forces de défense et de sécurité pour leur bravoure, leur réactivité et l’efficacité de leur intervention qui ont permis de mettre hors d’état de nuire les assaillants et de limiter les dégâts. Nous remercions les amis du peuple burkinabè qui de l’extérieur comme de l’intérieur lui ont témoigné de leur soutien.

Analysant froidement la situation, nous avons abouti à la conclusion que notre pays a été attaqué pour ce qu’il est, pour ce qu’il veut ou projette pour son peuple.

Nous avons été attaqués pour nos valeurs faites d’ouverture, de tolérance, d’humanisme, de solidarité et d’intégrité, et ces attaques visent à ébranler ces valeurs qui constituent le ferment de notre vivre-ensemble.

Nous avons été attaqués pour notre histoire, faite de luttes héroïques remportées avec brio contre toutes les adversités au prix souvent du sang et de la vie de nos compatriotes. Et force est de constater que les ennemis de notre peuple ne veulent point accepter la détermination du peuple à s’assumer dans sa plénitude.

Nous avons été attaqués pour l’identité de notre pays et de notre peuple : un Etat laïque, engagé dans le respect des droits humains, des principes démocratiques et de l’Etat de droit, un peuple conscient de ses responsabilités et de ses devoirs devant l'histoire et devant l'humanité.

 

Nous avons été attaqués pour ce que nous projetons de construire pour notre pays : notre projet de souveraineté collective, notre projet de vivre-ensemble, de cohésion sociale et de développement durable. Cette attaque vise une fois de plus à saper les fondamentaux de notre pays, à semer le doute et la division.

Et pour tout cela, la résignation n’est pas une option. Bien au contraire la résilience et la résistance deviennent une nécessité impérieuse pour notre peuple.

Résilience parce que malheureusement, nous devons apprendre à vivre avec l’éventualité de l’occurrence de ces attaques et nous avons par conséquent l’obligation d’adapter nos modes de vie et nos attitudes en conséquence. Ceux qui nous ont désignés comme cibles ne nous lâcherons pas tant que nous n’abdiquerons pas. Et nous n’abdiquerons pas !

Résistance parce qu’il s’agit de travailler à préserver nos valeurs, notre histoire et notre projet collectif et d’infliger en retour aux ennemis de notre peuple la défaite définitive qu’ils méritent.

Tirant leçon de tout ce qui précède, nous invitons l’ensemble du peuple burkinabè :

-          A l’union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité, garant de notre sécurité individuelle et collective et à un sursaut patriotique ;

-          Au respect strict des consignes de sécurité, à la prudence et à la vigilance ;

-          A renforcer la confiance et la collaboration avec les FDS en portant à leur connaissance toute situation équivoque ;

-          A ne pas céder à la psychose et à la panique.

Nous interpellons particulièrement les jeunes :

-          A se départir de toute idéologie politique, philosophique ou religieuse extrémiste, et de toute aventure mortifère ;

-          A s’abstenir de diffuser à travers les réseaux sociaux ou par tout média toute information susceptible de nuire à la sécurité de nos FDS ;

-          A la dignité dans la résistance.

Par ailleurs, nous rappelons au Gouvernement son obligation d’assurer à toutes et tous la sécurité et la sûreté, et de garantir l’intégrité et l’inviolabilité du territoire. Nous l’invitons par conséquent à tirer les enseignements qu’il faut de ces situations et à envisager avec courage et détermination les réformes indispensables pour y faire face, au regard surtout des suspicions légitimes de complicité interne qui découlent de ces actes.

Nous manifestons à cet égard notre disponibilité, en tant qu’organisations de la société, à apporter notre contribution autant que nécessaire au renforcement de la résilience de la population et dans la lutte contre l’extrémisme violent dans notre pays.

Fait à Ouagadougou le 05 mars 2018

Ont signé :

  1. Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)
  2. Centre pour la gouvernance démocratique (CGD)
  3. Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina
  4. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)
  5. Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest au Burkina Faso (FOSCAO-BF)
  6. Association Maïa Bobo Dioulasso
  7. Association Alert Migration Afrique
  8. Association pour l’éducation et l’environnement (A2E)
  9. Centre d'Eveil Démocratique et d'Education citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)
  10. 10.  Association NEKRE pour l'Epanouissement de la Culture de la zone Zaoga (ANECZ)
  11. 11.  Association United Burkina

12. Mouvement Burkinabé pour l'Emergence de la Justice Sociale (MBEJUS)

13. Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF)

14. Coalition Burkinabè pour le suivi de la mise en œuvre de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des femmes (CEDEF)

15. Coalition au Burkina Faso pour les droits de l'enfant (COBUFADE)

  1. 16.  Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques (ANERSER)

17. Association burkinabè de droit humanitaire (ABDH)

Nous avons vécu avec consternation l’attaque terroriste survenue le vendredi 02 mars 2018, dirigée contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France au Burkina Faso, les incidents armés qui ont suivi cette attaque ainsi que la psychose qui en résulte.

Nous tenons par la présente à condamner ces actes de barbarie innommable et à manifester notre solidarité à la nation toute entière et en particulier, à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité (FDS), des victimes (morts et blessés) et de leurs familles. Nous témoignons à l’égard de l’Ambassade de France au Burkina Faso notre sympathie et notre solidarité active. Nous félicitons les forces de défense et de sécurité pour leur bravoure, leur réactivité et l’efficacité de leur intervention qui ont permis de mettre hors d’état de nuire les assaillants et de limiter les dégâts. Nous remercions les amis du peuple burkinabè qui de l’extérieur comme de l’intérieur lui ont témoigné de leur soutien.

Analysant froidement la situation, nous avons abouti à la conclusion que notre pays a été attaqué pour ce qu’il est, pour ce qu’il veut ou projette pour son peuple.

Nous avons été attaqués pour nos valeurs faites d’ouverture, de tolérance, d’humanisme, de solidarité et d’intégrité, et ces attaques visent à ébranler ces valeurs qui constituent le ferment de notre vivre-ensemble.

Nous avons été attaqués pour notre histoire, faite de luttes héroïques remportées avec brio contre toutes les adversités au prix souvent du sang et de la vie de nos compatriotes. Et force est de constater que les ennemis de notre peuple ne veulent point accepter la détermination du peuple à s’assumer dans sa plénitude.

Nous avons été attaqués pour l’identité de notre pays et de notre peuple : un Etat laïque, engagé dans le respect des droits humains, des principes démocratiques et de l’Etat de droit, un peuple conscient de ses responsabilités et de ses devoirs devant l'histoire et devant l'humanité.

 

Nous avons été attaqués pour ce que nous projetons de construire pour notre pays : notre projet de souveraineté collective, notre projet de vivre-ensemble, de cohésion sociale et de développement durable. Cette attaque vise une fois de plus à saper les fondamentaux de notre pays, à semer le doute et la division.

Et pour tout cela, la résignation n’est pas une option. Bien au contraire la résilience et la résistance deviennent une nécessité impérieuse pour notre peuple.

Résilience parce que malheureusement, nous devons apprendre à vivre avec l’éventualité de l’occurrence de ces attaques et nous avons par conséquent l’obligation d’adapter nos modes de vie et nos attitudes en conséquence. Ceux qui nous ont désignés comme cibles ne nous lâcherons pas tant que nous n’abdiquerons pas. Et nous n’abdiquerons pas !

Résistance parce qu’il s’agit de travailler à préserver nos valeurs, notre histoire et notre projet collectif et d’infliger en retour aux ennemis de notre peuple la défaite définitive qu’ils méritent.

Tirant leçon de tout ce qui précède, nous invitons l’ensemble du peuple burkinabè :

-          A l’union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité, garant de notre sécurité individuelle et collective et à un sursaut patriotique ;

-          Au respect strict des consignes de sécurité, à la prudence et à la vigilance ;

-          A renforcer la confiance et la collaboration avec les FDS en portant à leur connaissance toute situation équivoque ;

-          A ne pas céder à la psychose et à la panique.

Nous interpellons particulièrement les jeunes :

-          A se départir de toute idéologie politique, philosophique ou religieuse extrémiste, et de toute aventure mortifère ;

-          A s’abstenir de diffuser à travers les réseaux sociaux ou par tout média toute information susceptible de nuire à la sécurité de nos FDS ;

-          A la dignité dans la résistance.

Par ailleurs, nous rappelons au Gouvernement son obligation d’assurer à toutes et tous la sécurité et la sûreté, et de garantir l’intégrité et l’inviolabilité du territoire. Nous l’invitons par conséquent à tirer les enseignements qu’il faut de ces situations et à envisager avec courage et détermination les réformes indispensables pour y faire face, au regard surtout des suspicions légitimes de complicité interne qui découlent de ces actes.

Nous manifestons à cet égard notre disponibilité, en tant qu’organisations de la société, à apporter notre contribution autant que nécessaire au renforcement de la résilience de la population et dans la lutte contre l’extrémisme violent dans notre pays.

 

Fait à Ouagadougou le 05 mars 2018

Ont signé :

  1. Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)
  2. Centre pour la gouvernance démocratique (CGD)
  3. Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina
  4. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)
  5. Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest au Burkina Faso (FOSCAO-BF)
  6. Association Maïa Bobo Dioulasso
  7. Association Alert Migration Afrique
  8. Association pour l’éducation et l’environnement (A2E)
  9. Centre d'Eveil Démocratique et d'Education citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)
  10. Association NEKRE pour l'Epanouissement de la Culture de la zone Zaoga (ANECZ)
  11. Association United Burkina
  12. Mouvement Burkinabé pour l'Emergence de la Justice Sociale (MBEJUS)
  13. Association des femmes juristes du Burkina (AFJ/BF)
  14. Coalition Burkinabè pour le suivi de la mise en œuvre de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des femmes (CEDEF)
  15. Coalition au Burkina Faso pour les droits de l'enfant (COBUFADE)
  16. Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques (ANERSER)
« Entreprendre des actions visant à renforcer l’égalité des genres au Burkina Faso », tel est l’un des objectifs que s’est assigné le centre d’information et de formation en matière des droits humains en Afrique (CIFDHA). En organisant cette séance de sensibilisation au profit des jeunes filles sur le leadership féminin, le CIFDHA entend amener les jeunes filles à prendre conscience et à développer leur potentiel dans la quête de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes au Burkina Faso. Cette conférence publique de sensibilisation initiée par le CIFDHA ce 15 février 2018, a été animé par de  la coordonnatrice du système des Nations Unies au Burkina Faso en présence de l’Ambassadeur du Canada au Burkina Faso.
 

Ces instants de partage, de témoignages poignants ont fait couler les larmes des participants à cette conférence. Pendant plus de deux (02) heures d'horloge, ils ont été édifié(e)s d'apprendre tant de choses sur sa vie, son enfance, sa famille, son parcours scolaire, académique et professionnel, ses convictions, ses rêves, ses idéaux, les risques pris, les obstacles rencontrés et surmontés. Ils étaient plus de deux cent (200) élèves de la ville de Ouagadougou, des jeunes filles pour la plupart à avoir pris d'assaut la salle de conférence des Nations unies pour écouter, poser des questions et repartir avec l'intime conviction qu'elles doivent travailler à réaliser leurs rêves et leurs potentiels, dans la quête inlassable de l'égalité de genre.

 

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet soutenu par le fonds canadien d’initiative locale dans une optique de promotion d’égalité de genre au Burkina Faso. L’Ambassadeur du Canada au Burkina Faso, Monsieur Edmond WEGA, présent à cette conférence, a encouragé le CIFDHA dans sa dynamique et a félicité Mme MAKHETHA pour son dévouement. Il a aussi exhorté les élèves à travailler pour l’atteinte de leurs idéaux et que seul le travail l’Homme.

L’objectif général de cette activité est de sensibiliser les jeunes filles des lycées et collèges sur le leadership des femmes mais aussi d’œuvrer à la prise de conscience de leur potentiel, d’où le thème de cette présente rencontre « Engagement et leadership au féminin : prendre conscience et développer le potentiel des filles dans la quête de l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme au Burkina Faso ». A en croire, le Président du CIFDHA Urbain Yaméogo.

Le CIFHDA est très engagé sur la question de la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes. Pour arriver à bout de ce fléau, Urbain Yaméogo et son équipe se sont lancés dans la valorisation des modèles de femmes dont la vie et l’expérience peuvent servir et inspirer les filles. C’est ainsi que le CIFDHA a sollicité Madame Metsi Makhetha, coordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Burkina Faso, par ailleurs représentante résidente du PNUD, Metsi Makhetha afin qu’elle s’entretienne avec les jeunes filles des différents établissements de la ville de Ouagadougou, pour leur raconter son histoire et surtout pour leur insuffler une nouvelle dynamique pour qu’elles aient envie d’activer leur potentiel et travailler à réaliser leur rêve. Un exercice auquel Metsi Makhetha s’en est bien sorti. En effet, durant deux heures d’échanges avec ces jeunes filles, Metsi Makhetha, s’est beaucoup appesanti sur l’autonomisation de la femme. Pour elle, cette autonomisation est une urgence non seulement pour l’Afrique mais aussi pour l’humanité. « L’autonomisation de la femme aujourd’hui ne peut passer qu’en relevant la conscience des jeunes filles », a-t-elle indiqué. Elle n’a pas occulté de faire le résumé de son enfance, en passant par l’adolescence puis sa carrière professionnelle.

Au passage, elle a salué l’initiative du CIFDHA, car pour elle, cette action permet aux filles d’activer leur engagement, leur potentiel. C’est pourquoi elle promet de soutenir ces jeunes filles dans leurs actions. « Nous continuerons à les accompagner dans la société mais aussi dans les institutions, car l’Afrique a besoin d’utiliser les potentiels de ses femmes, de ses hommes », a-t-elle lancé. Elle a,  en outres, invité les jeunes filles à la préparation, à la discipline et à la gestion de leur énergie.

Les élèves quant à eux, ont bien apprécié cet échange avec Metsi Makhetha. Elles n’ont pas hésité à poser des questions à l’oratrice du jour pour connaitre ses ambitions.

Elles promettent ainsi, se donner à fond pour lui ressembler un jour.

Le CIFDHA organise ce jeudi 15 février 2018 de 15h à 17h dans l'enceinte de l'immeuble des Nations unies sise à Koulouba, une conférence publique sur l'engagement et le leadership des femmes, animée par Mme Metsi MAKHETHA, Représentante résidente du PNUD et coordinatrice du système des Nations unies au Burkina Faso. 

Cette conférence a comme public cible les élèves des lycées et collèges de la ville de Ouagadougou. Plus de 200 élèves, majoritairement des filles, issues d'une dizaine d'établissements de la ville de Ouagadougou assisteront à cette conférence et auront l'occasion d'interagir avec Mme MAKHETHA.

Cette conférence vise à sensibiliser les jeunes filles des lycées et collèges sur l'engagement et le leadership des femmes et d’œuvrer à la prise de conscience de leur potentiel. Les objectifs spécifiques de cette activité sont les suivants :

  • Témoigner de l’engagement et du leadership des femmes auprès des jeunes filles à travers la description du parcours et de la trajectoire scolaire, académique et professionnel d’une femme modèle qui assurera l’animation de la conférence ;
  • Déconstruire les normes sociales, idées reçues et stéréotypes de genre tendant à inférioriser les femmes et à nuire à la pleine réalisation du potentiel des filles ;
  • Conseiller les filles dans la gestion de leurs rapports aux autres, aux hommes et à la société ainsi que le moyen de surpasser les normes sociales préjudiciables et pratiques traditionnelles néfastes à l’égard des femmes ;
  • Inciter les filles à se frayer leur chemin dans la construction de leur trajectoire propre et à se consacrer à leurs études en tant que voie royale de réalisation de soi et d’expression de leur plein potentiel.

Cette conférence s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du projet "Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles par la valorisation de modèles féminins et la vulgarisation des recommandations du Comité pour l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes (CEDEF)" soutenu par le Fonds canadien d'initiatives locales.

L'Ambassadeur du Canada au Burkina Faso nous fait honneur de sa présence à cette conférence.

 

 

Le Royal Beach Hôtel de Ouagadougou (Burkina-Faso) a servi de cadre, du 10 au 12 Janvier 2018 a servi de cadre, à l’atelier de formation et de plaidoyer sur le rôle des parlementaires dans la mise en œuvre des recommandations du Comité des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). Initiative du CIFDHA, cette rencontre a mobilisé un parterre de députés.

 

Faire connaître aux députés le processus conduisant à la revue du Burkina Faso par le Comité CEDEF ainsi que les observations finales faites à l’égard du pays ; renforcer les capacités de trente (30) parlementaires sur les thématiques, problématiques et sujets de préoccupations soulevées par le Comité CEDEF, impliquer le Parlement dans la mise en oeuvre et le suivi des recommandations du Comité CEDEF, inciter les parlementaires à engager des initiatives d’harmonisation de la législation burkinabè à partir des recommandations du Comité CEDEF et de toutes autres recommandations des organes de traités ayant trait aux droits de la femme et de la fille et enfin susciter des actions de contrôle de l’action gouvernementale et des politiques publiques fondées sur des problématiques de droit de la femme et de la fille, en particulier les problématiques d’égalité des sexes et de violences basées sur le genre. Tels sont les objectifs poursuivis par le Centre d’information et de formation en Droits Humains en Afrique (CIFDHA). A en croire son président, cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles par la valorisation de modèles féminins et la vulgarisation des recommandations du Comité pour l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes (CEDEF) » financé par la Coopération canadienne à travers le Fonds Canadien Initiatives Locales (FCIL). Conçu et mis en œuvre par le CIFDHA, ce projet vise essentiellement à réduire les inégalités de genre et à renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles par la valorisation des femmes modèles de succès d’une part et par le renforcement des capacités des parlementaires pour leur implication dans la mise en œuvre et le suivi des recommandations du Comité CEDEF des Nations unies. Pour la Se félicitant de l’initiative, la Responsable du Caucus Genre à l’Assemblée nationale du Burkina-Faso remercie le CIFDHA et ses partenaires qui contribuent ainsi à «une large diffusion des recommandations et par une appropriation pleine et entière de celles-ci par les parlementaires, afin qu’ils puissent en retour en faire usage dans le cadre du travail de législation et de contrôle de l’action gouvernementale conformément à la mission et aux prérogatives reconnues au Parlement ». Elle salue la contribution du Canada en notant que « cet appui au projet du CIFDHA en général et au renforcement des capacités des parlementaires en particulier vient une fois de plus confirmer la politique progressiste du Canada et son leadership en vue de favoriser l’égalité des genres ». Pour l’Ambassadeur du Canada au Burkina-Faso, « L’ambassade du Canada a choisi de mettre à contribution le FCIL pour la réalisation de cette initiative afin de souligner l’attachement du Canada à l’égalité entre les sexes et l’autonomisation de la femme et de s’aligner à la politique d’aide internationale féministe du Canada. Cette politique vise à promouvoir l’égalité des genres et à contribuer au renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Pour le Canada, cette approche est la plus efficace pour réduire la pauvreté et bâtir un monde plus inclusif, plus pacifique et plus prospère. »

 

Source : http://droitshumains.info/promotion-du-genre-au-burkina-faso-le-cifdha-milite-pour-limplication-des-parlementaires-a-la-promotion-de-legalite-des-sexes/

 

 

 

 

 

 

En vue de sensibiliser et d’outiller les jeunes défenseurs des droits humains d’Afrique de l’ouest à travers le renforcement de leurs capacités, le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) co-organise, avec le Codap, les universités d’été des droits humains chaque année depuis 2010. Cette année, cette session de formation réunit à Ouagadougou du 28 août au 4 septembre prochain, une trentaine de jeunes défenseurs des droits humains pour une formation autour du thème : «Lutte contre la traite des personnes, les formes contemporaines d’esclavage et de servitude en Afrique». La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce lundi 28 août en présence du ministre en charge des Droits humains, René Bagoro.

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